Agir pour quelle Europe ?
Difficile de se retrouver aujourd’hui dans cette Europe, qui peut apparaître pour les salariés davantage comme une menace que comme un espoir. Les « aléas de l’euro » dont on parle beaucoup ne sont pas l’unique problème.
Pourtant, sans l’Europe, quelle solution aurions-nous si ce n’est un véritable repli, qui serait dévastateur à bien des égards ? Nous sommes donc contraints de construire et construire encore, pour tenter d’imposer des voies plus sociales et plus protectrices.

La CES (Confédération européenne des syndicats) oeuvre de son côté pour qu’un « Protocole de progrès social » soit inclus dans les traités, afin de préciser très clairement que les libertés économiques et les règles de compétition ne peuvent pas avoir la priorité par rapport aux droits fondamentaux et au progrès social, et qu’en cas de conflit, les droits sociaux doivent l’emporter sur le reste (voir la résolution sur l’égalité de traitement et la non-discrimination pour les travailleurs migrants).
Pour sa part, la CFDT veut peser sur la construction de la prochaine PAC, la politique agricole commune de l’Union européenne, qu’il faudra réformer car elle arrive à son terme en 2013. Elle apporte sa contribution à ce débat sous la forme du communiqué de presse du 22 novembre 2010 et d’un document de positionnement.
La CFDT veut croire que l’Europe est aussi une véritable solution à la crise. Mais les mesures d’austérité annoncées ne vont pas dans le sens souhaitable pour les salariés.
C’est pourquoi, le 15 décembre, des mobilisations syndicales auront lieu, pour réclamer une Europe plus sociale et plus ambitieuse. 23 millions de chômeurs, c’est trop, et nos dirigeants doivent comprendre que l’euro est bien loin d’être le seul moteur de l’Europe.
Les salariés sont le principal atout de l’Europe de demain. Les négliger, c’est manquer d’ambition pour l’Europe. La CFDT, elle, n’en manque pas.
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